Category: Carol

Carol Japanese Premiere – Photos

Carol Japanese Premiere – Photos

Cate is Tokyo promoting Carol, here are photos from the Premiere:


Carol to be released in DVD and Blu-ray from March

Great news! Carol will be released in DVD and Blu-Ray from March 15, 2016 in the US, then in the rest of the world. In the UK, the dvd will be available from March 21, 2016.

You can check the complete list here

Talking about Carol, yesterday there were two awards ceremony: the Critics Choice Awards, where Cate wasn’t present and that have seen Brie Larson win in Best Actress in a Drama category, and the London Critics Circle Film Awards, where Charlotte Rampling won the Actress of the Year Award.

New video interviews from Carol promotion

Two new video interviews! The first one might be look familiar: it’s a longer version of an interview for Entertainment Weekly, now revived for the Oscars


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The second interview, aired on the French channel Canal+, puts together bits of interviews from Cannes Film Festival, Carol NY Premiere and from various interview to the cast and crew of the movie.

Carol – Rencontres de cinéma


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New press junket interview for Carol

Two video interviews, the first one from the Australian promotion


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and the second one from the European promotion


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Plus, an interview, in French, from l’Express

Carol, de Todd Haynes, filme Cate Blanchett en femme mariée, éprise d’une jeune photographe, dans l’Amérique des années 1950. Et une fois encore, la comédienne australienne est exceptionnelle.

Après Elizabeth, Charlotte Gray, Veronica Guerin, Blue Jasmine…, c’est la huitième fois que vous tenez un rôle-titre…

Ah oui? Je n’y avais pas pensé. Je vous assure que je n’y suis pour rien. Sinon, j’aurais demandé qu’on change le titre de Cendrillon, où j’incarnais la marâtre, pour “Belle-mère”, cela aurait fait neuf films! Plus sérieusement, pour Carol, c’est un pur hasard. A l’origine, le livre dont est tiré le scénario s’intitulait The Price of Salt (Le Prix du sel). Il est sorti en 1952, sous la signature de Claire Morgan, qui n’est autre que le pseudonyme de Patricia Highsmith (L’Inconnu du Nord-Express).

Le roman a fait scandale, et il a fallu quelque temps pour qu’il reparaisse sous un nouveau nom, Carol. Il aurait pu aussi s’appeler “Therese”, le prénom de la jeune fille dont Carol tombe amoureuse [interprétée par Rooney Mara]. En effet, la scénariste a changé le point de vue de l’histoire, de manière qu’on cerne mieux les deux femmes.

Le réalisateur Sydney Pollack (Out of Africa) aimait répéter que tout était politique, même une rencontre amoureuse. Dans ce cas, Carol, qui est un plaidoyer pour la tolérance et la cause féminine, est-il un film politique?

Ce n’est pas de l’agit-prop non plus! C’est très cynique de voir de la politique partout. Mais Sydney aimait bien provoquer le débat. Carol,c’est avant tout une histoire d’amour entre deux personnes isolées, marginalisées, mais volcaniques. Leur relation évolue dans un contexte social particulier, celui des années 1950, où une liaison homosexuelle, a fortiori quand elle engageait une mère de famille, provoquait des remous catastrophiques.

Le film ne joue pas la carte politique, mais expose les options qu’ont Carol et Therese, et souligne le courage de Carol pour assumer ses sentiments. C’est après la projection que peut naître le débat d’idées. Pendant, tout est fondé sur une élégance, une légèreté, une musicalité, plus présentes qu’un sous-texte politique.

L’élégance, justement, frise ici l’obsession tant tout est millimétré, jusque dans vos moindres gestes, votre port de tête, ou quand vous faites l’amour pour la première fois avec Therese – Rooney Mara…

Je voulais qu’on ressente chaque mouvement du personnage. Que Carol soit à la fois accessible et mystérieuse. Elle devait être fluide et inatteignable, afin qu’on ait envie de la connaître. Et, pour la fameuse scène que vous évoquez avec Rooney, il n’y a eu aucune gêne. Todd Haynes est d’une telle délicatesse! Comme tout créateur, il est très méticuleux, mais pas précieux.

Il a un grand sens de la beauté, de l’esthétique, mais il est aussi très rock’n’roll et sauvage. Son tact et son esprit libre-penseur créent une texture unique sur le plateau qui définit son travail, cela se ressent à l’écran. Regardez ses films précédents: Safe, Velvet Goldmine… C’est impertinent, cru, beau. Carol a ceci de plus que Todd s’adresse à un public plus large, tout en gardant son intégrité.

Vous parlez d’intégrité, mais n’y a-t-il pas des longs-métrages dans votre filmographie que vous avez acceptés juste pour le chèque?

Pour cela, il aurait fallu qu’on me le propose, ce gros chèque – car je suppose que la somme doit être conséquente pour qu’on accepte de faire une chose qui ne nous plaît pas! Vous allez être déçu: non. Je ne regrette absolument rien et j’assume toute ma filmographie.

Vous évoquiez Cendrillon. Avouez qu’on ne vous attendait pas là…

Et c’est justement pour cette raison que je l’ai accepté! Par exemple, quand on m’a proposé le rôle de Galadriel dans Le Seigneur des anneaux, mon agent m’a dit que je n’étais pas obligée, avec une pointe de mépris dans la voix. Je l’ai traité de malade et j’ai foncé – et, comme je prends mes propres décisions, j’ai des relations disons “costaudes” avec lui! Je me tue à lui expliquer que tout est risqué, qu’on peut avoir les meilleurs éléments à la base et se retrouver avec un ratage à l’arrivée.

C’est souvent l’imprévu qui apporte la grâce. J’en reviens à Cendrillon: le budget costumier, maquilleur et coiffeur prévu sur Carol était si petit qu’on économisait tout ce qu’on pouvait. C’est ainsi que les essayages de Carol se sont déroulés sur le plateau de Cendrillon.

Un gros film vous permet donc de soutenir des projets plus modestes?

Oui, mais ce n’est pas pour cela que j’accepte le gros film. Je m’intéresse autant aux blockbusters qu’à des oeuvres obscures de la Chine du Nord ou du Kazakhstan! Je n’ai pas d’oeillères. Woody Allend it qu’un mauvais film demande autant d’efforts qu’un bon. On doit juste être conscient de ce que l’on fait. Il y aura toujours des compromis et des contraintes, mais cela fait partie du contrat. Il faut en être conscient avant.

Je suis fière de Carol, un petit film indépendant dont le scénario circule depuis longtemps – il a été écrit il y a une quinzaine d’années – et auquel je suis attachée depuis six ans. Le montage financier a été compromis, la distribution a failli être annulée, la production a franchi divers obstacles sans s’éloigner du projet initial. Qu’il ait du succès ou non, qu’il soit récompensé ou non, on s’en moque. C’est le film qu’on voulait faire.

L’oscar remporté pour Blue Jasmine de Woody Allen a-t-il changé votre vie?

Non. Je me suis juste remise à croire à une carrière dans le cinéma. J’avais commencé à en faire le deuil, sans grands regrets, car je travaillais beaucoup par ailleurs, notamment avec une troupe de théâtre en Australie. Et puis j’avais mes enfants, dont je m’occupais davantage. Cet oscar m’a permis de me rappeler au bon souvenir de la profession et du public.

Vous venez d’adopter une petite fille, et vous aviez déjà trois enfants. Comment gérez-vous votre vie de famille?

Ma petite dernière m’accompagne dans mes déplacements promotionnels. En revanche, pour un tournage, j’essaie dans la mesure du possible de rester près de chez moi. Surtout que l’aîné traverse une période difficile, le cadet a des examens, le troisième attend qu’on ne soit pas à la maison pour faire la fête…

L’année dernière, j’avais un script formidable, mais j’ai dit que je le ferais à condition que le tournage ait lieu en Australie. Les producteurs ont évalué le budget, se sont aperçus qu’on pouvait filmer en décors… Du coup, ils ont accepté. Mais cela ne me dérange pas de refuser des films. Personne n’est indispensable, et il faut laisser du travail aux autres. Mon mari a une carrière, on a de quoi vivre, tout va bien.

On chuchote que vous avez rencontré votre mari à une partie de poker. C’est vrai?

Oui! Je joue aussi, mais pas très bien. J’ai rencontré Andrew lors d’une partie, on s’est embrassés et, trois semaines plus tard, on s’est mariés!

Et vous jouez encore?

Lui, surtout. Il se débrouille bien. J’aime le poker: c’est une leçon de vie et on apprend sur soi.

Votre carrière a décollé en même temps que celle de Kate Winslet. Elle avec Titanic, vous avec Elizabeth. On vous confond toujours toutes les deux?

Mais oui! Combien de fois ne m’a-t-on pas félicité pour Titanic! Je ne m’en lasse pas. Je ne démens pas et je dis merci. Il y a une semaine encore, quelqu’un m’a arrêtée et lancée: “Etes-vous qui je pense?” J’ai répondu: “C’est-à-dire?” – “Kate Winslet!” La personne était si contente… J’ai récolté les compliments et j’ai continué mon chemin. Et vous ne connaissez pas la meilleure? Kate et moi avons le même agent!

Lisez-vous ce qu’on raconte sur vous sur Internet?

Les réseaux sociaux sont un outil très pratique, mais c’est comme les toilettes: les graffitis sur les murs ne sont jamais très utiles. C’est parfois drôle, on peut dénicher un brin de poésie, mais cela demande de lire 1001 choses inutiles ou méchantes pour en trouver une notable… Je ne suis inscrite ni sur Twitter ni sur Facebook. Je préfère faire les choses que les commenter.

 

American Cinemateque Screening and Q&A for Carol

American Cinemateque Screening and Q&A for Carol

The American Cinemateque Institute held a Carol Screening and Q&A with Cate Blanchett, Rooney Mara and Todd Haynes yesterday. Here are some photos from the Q&A and of Cate arriving at the theater.



New interviews and featurettes for Carol

Three new interviews: from Spain


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From Belgium

Cate Blanchett ontdekt de damesliefde in ‘Carol’: ‘Ik draag een galajurk, maar je zou mijn onderbroek eens moeten zien’

Veel films maakt Cate Blanchett de jongste jaren niet meer. Daarvoor heeft ze het te druk met haar vier kinderen en haar theatercarrière. Maar wanneer de 46-jarige Australische toch nog eens de tijd vindt om voor een camera te vertoeven, loont dat meestal dik de moeite. Sla er haar curriculum maar op na, en u zult verbaasd zijn hoeveel memorabele en compleet verschillende rollen ze inmiddels heeft neergezet. Want of ze nu een Engelse (Elizabeth) of een elfische (Lord of the Rings) aristocrate incarneert, opdraaft als boze stiefmoeder (Cinderella) of depressieve huisvrouw (Blue Jasmine), of in de huid van Katharine Hepburn (The Aviator) of Bob Dylan (I’m Not There) kruipt, het zit haar allemaal als gegoten.

Aan dat even indrukwekkende als diverse lijstje – goed voor twee Oscars, drie Golden Globes en genoeg loftuitingen om haar landgenote en vriendin Nicole Kidman jaloers te maken – mag ze nu ook haar titelrol in Todd Haynes‘ hartverscheurend mooie liefdesballade Carol toevoegen. Daarin vertolkt Blanchett een trofee-echtgenote uit het New Jersey van de jaren vijftig wier veilige, comfortabele burgerleventje op de helling komt te staan wanneer ze haar hart verpandt aan de jongere winkelbediende Therese, al even teder en genuanceerd neergezet door Rooney Mara.

Met Carol, gebaseerd op de roman The Price of Salt van Patricia Highsmith, is Haynes alvast niet aan zijn eerste film toe waarin hij haarscherp focust op het gevoelsleven van vrouwen. Het is ook niet de eerste keer dat hij een onderwerp aansnijdt dat niet alleen in het conservatieve Amerika van weleer, maar ook vandaag nog altijd gevoelig ligt. Eerder liet hij Julianne Moore voor haar zwarte tuinman vallen in het prachtige fiftiesmelodrama Far from Heaven (2002), en in de minifilmserie Mildred Pierce (2011) liet hij Kate Winslet ondervinden wat het betekent om tijdens de depressiejaren als gescheiden moeder door het leven te ploegen.

Nu ontdekt Haynes dus ook de damesliefde, en de immer avontuurlijk ingestelde Blanchett, die als uitvoerend producente Carol mee tot stand hielp komen, met hem.

Carol is rebels en zelfbewust, in tegenstelling tot de timide Therese. Sta je zelf ook zo in het leven?

CATE BLANCHETT: Ik probeer zo weinig mogelijk bewust te zijn van mezelf, of van mijn imago. Ik draag nu wel een mooie galajurk, maar je zou mijn onderbroek eens moeten zien. Ik draag nog altijd dezelfde katoenen spullen die mijn moeder vroeger voor me kocht toen ik nog op school zat. Ik bedoel maar: ik laat mijn werk voor zichzelf spreken. Het pretty girl-gedoe hoort erbij, maar het is niet wie of wat ik ben. Ik was vroeger een punker, net als mijn echtgenoot (theaterregisseur Andrew Upton, met wie ze vier kinderen heeft, nvdr. ) trouwens. Ik verfde mijn haar groen en blauw. Ik schoor het af. Ik droeg combatlaarzen. Ik denk dat de zestienjarige Cate heel raar zou opkijken mocht ze mijn reclamespot voor Armani zien, maar zo gaat dat in het leven. Je wordt ouder, je look verandert. Je smaak verandert. Het komt er alleen op aan om je zin voor avontuur te behouden, om je artistieke idealen niet te verraden. Ik denk niet dat ik dat, ondanks de roem en het comfort die me ontegensprekelijk te beurt zijn gevallen, gedaan heb. Ik probeer nog altijd om nieuwe terreinen te verkennen, om grenzen te verleggen, zowel in film als op toneel.

Op basis waarvan zoek je die grenzen dan op?

BLANCHETT: Op basis van mijn instinct. Ik heb twee simpele regels om ‘nee’ te zeggen tegen filmscripts. Een: wanneer ik na tien pagina’s al weet hoe het afloopt. En twee: wanneer ik meteen denk: oh, maar dat kan ik. Op die manier kun je nooit iets verrassends toevoegen aan een rol, en voorspelbaarheid is dodelijk voor kunst. Een film mag floppen, hij mag zelfs slecht zijn, maar hij moet je wel uitdagen. Het moet altijd een beetje gevaarlijk blijven. Er is niets zo gezond voor een acteur en zijn ego als het risico om languit op je bek te gaan.

Ondanks alle grote emoties en zelfontdekkingen acteert iedereen heel sereen en beheerst. Was het lastig om je in te tomen?

BLANCHETT: Er zit één speech in de film, die scène waarin Carol in het advocatenkantoor zit en besluit om eindelijk eens goed te zeggen waar het op staat. Kop omhoog, vuist op tafel. Die attitude. Wel, ik herinner me nog de dag dat ik trouwde en mijn geloftes moest afleggen. Ik dacht: ik ben een actrice, dit is zo gepiept. Maar toen ik daar stond, was ik op van de zenuwen en kreeg ik amper een woord over mijn lippen. Carol moet het als vrouw in haar eentje opnemen tegen enkel mannen die het gewoon zijn dat enkel mannen het woord voeren. Ik moest er in die scène dus voor zorgen dat ze assertief en overtuigd overkomt, maar het mocht geen agitprop worden, geen geef-hier-die-Oscar-monoloog. Carol is geen politieke film. Het is een film die wel een politieke discussie kan uitlokken, maar dat is niet hetzelfde. Het kwam er dus op aan om precies de juiste toon te vinden, om kracht uit te stralen zonder dat het op een preek lijkt. En ik vind dat Todd die balans perfect heeft gevonden.

Ook in de lesbische scènes…

BLANCHETT: (onderbreekt) Welke lesbische scènes? Het zijn allemaal lesbische scènes. Je bedoelt de seksscènes. Lesbische seksscènes! Seks met lesbiennes! (lacht)

Die bedoel ik, ja. Voelde je je er comfortabel bij?

BLANCHETT: Voor de première in Cannes zei ik tegen mijn moeder: ‘Er zit een scène in de film waarin ik een vrouw haar tepels kus.’ Ze zei: ‘Geen probleem.’ Maar ik was toch wat nerveus. Achteraf zei ze: ‘God, wat was die scène prachtig.’ Dat betekende veel voor mij. Bij een seksscène blijft het lastig om volledig op te gaan in wat je doet. Dat geldt eigenlijk voor seks in het algemeen. Je blijft je bewust van je lichaam, maar bij goede, liefdevolle seks valt dat bewustzijn weg. Twee lichamen worden één. Ook dat heeft Todd prachtig weten te vatten. Er zit een shot in de film waarin Carol en Therese heel teder bij elkaar liggen, en je niet precies weet wier arm rond wier been ligt. Heel poëtisch en sensueel vond ik dat. Het werd op geen enkel moment onwennig of vulgair. Het ging puur om de schoonheid van de liefde. Zowel Rooney als ik voelde dat meteen zo aan.

via Focus Knack

From Italy

Cate Blanchett: Che noia il mondo senza donne

I capelli biondi corti e la bellezza eterea ricordano Grace Kelly. Il carisma e la luminosità la accomunano sempre più a Meryl Streep. Cate Blanchett inCarol (nei cinema dal 5 gennaio) è una visione. Dopo gli Oscar per The Aviatordi Martin Scorsese e Blue Jasmine di Woody Allen, l’attrice australiana è pronta per la sua terza statuetta.

Cate Blanchett lei la protagonista di Carol, il nuovo film di Todd Haynes (Lontano dal paradiso), un’armoniosa danza del desiderio dove interpreta una donna borghese nella New York degli Anni 50. In un grande magazzino di Manhattan il suo sguardo incrocia quello della giovane Therese Belivet (Rooney Mara), commessa che sogna di diventare fotografa. L’attrazione è immediata e reciproca. La tensione sessuale subito percettibile. Entrambe sono ancora inconsapevoli di ciò che dovranno affrontare. Therese è spinta dalla curiosità, ma frenata dalla paura. È ancora troppo giovane per capire chi è: “A stento so cosa ordinare per pranzo. Non so cosa voglio. Dico sì a tutto”, ammette il giorno del loro primo appuntamento. Ma chi può resistere a questa Cate Blanchett, sensuale e sofisticata negli splendidi abiti ideati dalla pluripremiata costumistaSandy Powell e con un trucco che, mai come in questo film, la rendono un’icona di stile?

Perché secondo lei a Hollywood hanno tenuto il progetto Carol (tratto dall’omonimo romanzo di Patricia Highsmith pubblicato da Bompiani, n.d.r.) chiuso in un cassetto per oltre 15 anni?
Molti produttori continuano a credere stupidamente che il pubblico non sia interessato ai film con donne protagoniste. Invece è proprio l’audience femminile a determinare in larga parte il loro successo al box-office.

Lei crede che Carol possa diventare un film importante per la comunità gay come lo è stato La vita di Adele?
Avevamo ambizioni diverse rispetto a quel film, fantastico ma più incentrato sull’eros. Noi non abbiamo etichettato la sessualità di Carol perché lei vive in un’epoca in cui una definizione per le donne che provavano i suoi stessi sentimenti non c’era ancora.

Come crede che sarà accolto, invece, oggi il vostro film?
Penso che la nostra società sia ancora conservatrice, ma che ci sia una maggiore apertura nei confronti dei gay. Il film non avrà lo stesso impatto che avrebbe avuto se fosse uscito 15 o 20 anni fa.

Rooney Mara si è detta molto intimidita dall’idea di recitare al suo fianco. Com’è stato condividere con lei una scena erotica intensa come la vostra?
La scena di intimità era una parte fondamentale del film, ma per me non aveva nulla di diverso dalle altre. Il fatto che la mia partner fosse una donna non ha cambiato niente. Il mio obiettivo come attrice è riprodurre un’esperienza veritiera in cui il pubblico possa identificarsi.

registi con i quali lavora lodano sempre la sua professionalità. Da australiana quanto cura la sua pronuncia?
Ascolto molte registrazioni diverse e cerco di trovare qualcosa che si adatti in modo naturale al mio tono di voce. È quasi come imparare una nuova lingua e deve essere in sintonia con la personalità del personaggio, il modo in cui si muove, la sua apparenza.

Lei e molte altre attrici vi state battendo per le pari opportunità e l’equo compenso a Hollywood. State riscontrando solidarietà da parte dei vostri colleghi?
Ho molta fiducia nelle mie colleghe, tra cui Reese Witherspoon e Natalie Portman, che con un grande impegno nella produzione cominciano a facilitare il lavoro di tutte noi. La nostra battaglia non è volta a denigrare gli uomini. Credo che anche loro potrebbero trarne dei benefici. È da pigri pensare di escludere le donne dalla conversazione… perché la cosa la renderebbe monocromatica.

Presto la vedremo in Truth, un nuovo film sul giornalismo d’inchiesta. Com’è stato lavorare con Robert Redford? Lui di lei ha detto: “Pensavo fosse brava, ma è la migliore in assoluto!”…
È stato un sogno! È un uomo affascinante, curioso del mondo ed estremamente partecipe. La sua naturalezza davanti la macchina da presa è disarmante.

Helen Mirren ha dichiarato che, contrariamente al passato quando le donne si ritiravano dalla scena molto giovani, lei e altre attrici avete trovato voi stesse dai trent’anni in poi. È d’accordo?
Dopo l’Accademia di Arte Drammatica non sapevo neanche se avrei girato un film. Ho sempre sperato di avere una lunga carriera a teatro. Per questo ogni volta che interpreto un nuovo film è come una sorpresa. Quando mi presi una pausa per gestire la mia compagnia teatrale, in molti mi dissero che stavo commettendo uno sbaglio. Evidentemente si sbagliavano!

Infatti, lei e suo marito (il commediografo e drammaturgo Andrew Upton, ndr) vi siete occupati a lungo della direzione artistica della Sydney Theatre Company. Che progetti avete per il futuro?
Abbiamo dato la possibilità a molti autori australiani di farsi conoscere a livello internazionale. Siamo sempre aperti a nuove occasioni. Siamo dei privilegiati perché possiamo permetterci di prendere del tempo per lasciarci sorprendere.

Un’ultima curiosità: è vero che sta pensando di trasferirsi a Los Angeles?
In realtà mi piacerebbe andare a vivere in Islanda. Primo perché credo nelle favole e secondo perché amo le terre vulcaniche. Dovrei prima consultarmi con la mia famiglia. Abbiamo una vita sola, ma io non sono sola… ho la mia piccola troupe.

via Amica

An 8 minutes podcast – here

And four featurette, in the gallery there are the screencaptures with new footage


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I’m off to see Carol, bye!